Résidences 2021

Catherine Jeannotte

Mes pays  – Catherine Jeannotte

B-12 – Valcourt
Arts visuels

Depuis septembre, les Arméniens sont victimes d’une guerre raciste. Leurs maisons sont saisies, les hommes sont envoyés au front pour disparaître sans nouvelles. Harou Davtyan, consterné par la situation de son pays d’origine, s’y rend pour tourner un documentaire revêtant la forme d’une série d’entrevues avec cinq familles. Touchée par son sujet et par l’ardeur avec laquelle il le défend, je lui offre mon aide. Une nuit, je reçois un message : Harou traversera des zones où les embuscades turques sont fréquentes. Il m’envoie des photos représentant des restes de véhicules arméniens pillés. Le choc fut violent. Je fus choquée par l’horreur contenue dans ces images, mais aussi par un sentiment nouveau : une personne que j’aime est en danger de mort. Pour la première fois, je ressens la guerre. Je comprends qu’une part de l’humanité m’échappe. Malgré l’horreur que ça comporte, je remercie Harou de m’avoir permis d’en prendre conscience sans possibilité de retour en arrière.

Nous souhaitons faire naître chez les québécois cette même prise de conscience que j’ai vécue. Par les portraits des familles rencontrées intégrés au documentaire, je souhaite leur rendre hommage en les faisant passer dans la sphère artistique, leur donnant un caractère immuable.

Maud Evelyne

Dis-moi si la ville appartient encore au mauvais temps – Maud Evelyne

Trois-Pistoles – La Forge à Bérubé
Slam/Poésie

Musicienne et poète, Maud Evelyne fabrique des chansons, des presque chansons et des genres-de-slam-pas-slam, entre autres.  Lauréate du Prix de création Radio-Canada 2019 en poésie, elle travaille les images derrière les mots du quotidien et la musique cachée des émotions. Son projet s’appelle Dis-moi si la ville appartient encore au mauvais temps, et c’est une vraie question qu’elle se pose souvent, fille du fleuve transplantée dans la grande ville. Ici, on se promène comme en rêve dans des rues pleines d’humains animaux, avec des fantômes, des volcans, des dépanneurs, des amours en spécial cette semaine et autres curiosités, tout ça porté par une voix mélancolique et une guitare électrique, avec du soleil et des fleurs quand même aussi.

crédit photo : Marilou Jetté – Gontran Chartré

Seulement

Seulement – Mathieu Arsenault

Mont-Louis – La Pointe Sec
Musique

Seulement est le projet solo du musicien et artiste sonore Mathieu Arsenault. Sa pratique se concentre sur l’intégration et la déformation de la voix humaine au sein d’un langage électronique étendu. En utilisant sa voix comme matière première, il coupe et recolle les sons pour en faire des structures sinueuses et instables. Dans une approche plus sculpturale que narrative, il explore le point de connexion improbable entre la chanson et la musique électronique expérimentale.

Pour cette résidence, il s’intéresse plus précisément à la performance électronique en direct et tente de développer une gestuelle plus expressive en contexte de spectacle. Un peu à la façon d’un chanteur folk, il est à la recherche d’une expérience intime rarement associée au médium électronique. À cheval entre lyrisme et structuralisme, il propose une relecture peu commune et moderne des traditions d’auteur.trice.s-compositeur.trice,s-interprètes et tente d’en repousser les limites par des moyens technologiques aux possibilités décuplées.

crédit photo : Charles-André Coderre

 

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